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Mini histoire de la robotique

Par Atrianas le 03/09/2019

Depuis l’antiquité, les robots représentent un fantasme de l’humanité : créer un être qui leur soit identique. Pas besoin de machine à voyager dans le temps pour s’en rendre compte ! Dans des légendes grecques et hébraïques, les hommes construisaient des statues nommées « androïdes » ou « golems » et les dieux y insufflaient la vie.

Mais quittons les vieux grimoires poussiéreux de la mythologie pour voir le moment où ce ne sont plus les dieux, mais les hommes qui ont donné la vie à des blocs de métal. Au XXième siècle, les progrès de l’électronique sont phénoménaux : la miniaturisation des composants et l’avènement des circuits imprimés ont ouvert un éventail infini de possibilités. En 1947, les tortues Elsie et Elmer se dirigeaient vers les sources lumineuses et savaient éviter les obstacles. Ces plateformes bardées de capteurs paraissent ridicules de nos jours, mais ce sont les ancêtres directs des robots mobiles, tels le très célèbre Curiosity qui foule les sols rocailleux de la planète Mars depuis 2012.

Le Rover Curiosity

Dans les années 1960, les bras robotiques ont révolutionné l’industrie. Capables d’effectuer des tâches très rébarbatives sans arrêt et à une vitesse exceptionnelle, ils ont été largement implantés dans les chaines de montage automobiles. Ces « bras » sont constitués de nombreuses articulations sphériques montées en série qui leur permettent d’atteindre tout le volume les environnant. Les robots parallèles ou deltas, parfois appelés « pick and place », savent ranger des pièces sur un tapis roulant à une vitesse phénoménale (parfois plus de 100 000 pièces rangées par heures !).

Des robots "pick and place" en série

Outre des bras, les hommes ont réussi à reproduire, ou tout du moins imiter, des animaux tout entiers ! Le biomimétisme a ainsi donné naissance à des robots chiens (Aibo de Sony), des jaguars (la célèbre cheetah du MIT), des libellules , des kangourous et même des goélands (cherchez Festo Robotics sur le net). Constitués d’articulations très réactives et de mécanismes très complexes, ils transportent de lourdes charges pour l’armées, se déplacent à plus de 40km/h mais surtout ils repoussent toujours plus loin les limites de l’imagination.

Une Libellule de Festo Robotics

Désormais, l’homme a pratiquement réussi à accomplir l’impossible : recréer un être humain artificiellement. En 1993 naissait le premier robot humanoïde, Asimo P1 de Honda. Il ressemblait plus à un frigo qu’à un humain mais il pouvait déjà utiliser ses jambes pour se déplacer (trèèèèèèèèèèèès lentement…) et ses mains pour faire des gestes très simples comme ouvrir des portes ou ramasser des objets. Vingt ans plus tard, l’androïde Atlas de Boston est capable de se relever quand il tombe, ce qui est extrêmement difficile à mettre en pratique.

Asimo P1 de Honda

Le robot Atlas

Les développements de l’intelligence artificielle ont multiplié les possibilités pour les androïdes : le robot Ai-Da sait dessiner et Quartet Band (Toyota) peut jouer du violon ! Des robots très réalistes ont également vu le jour. Sophia, le premier androïde a obtenir une nationalité (saoudienne en 2017), est capable de converser avec les humaines et a un visage très convaincant (quoiqu’un peu effrayant).

L'androïde Sofia

Que cela nous plaise ou non, les robots sont en train de prendre une part de plus en plus importante dans nos vies. Très utiles pour effectuer des tâches répétitives ou dangereuses à notre place, les robots doivent rester étroitement surveillés afin que leur évolution fulgurante ne devienne pas un danger pour l’humanité.

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